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PEGI en famille : comprendre la classification et régler le contrôle parental

Un chiffre, une couleur, des pictogrammes : ce que dit vraiment le logo PEGI sur une boîte de jeu, et comment s’en servir avec le contrôle parental.
La rédaction de La Manette. Actualisé le 13 octobre 2026
Sur chaque boîte de jeu vendue en France, et sur la plupart des fiches des boutiques en ligne, tu trouves un petit logo PEGI. Il est souvent regardé en vitesse, parfois mal compris. Pourtant, bien lu, c’est un outil simple et précieux pour choisir un jeu pour un enfant.
PEGI, c’est quoi ?
PEGI (Pan European Game Information) est le système de classification par âge utilisé dans la plupart des pays européens depuis 2003. Il indique à partir de quel âge le contenu d’un jeu est jugé adapté. Point important : il ne dit rien de la difficulté du jeu, ni de sa qualité. Un jeu classé 3 peut être très difficile, un jeu classé 18 peut être un chef-d’œuvre.
Les cinq âges
- PEGI 3 (vert) : adapté à tous les âges. Une violence très légère et non réaliste peut être présente, dans un contexte comique ou enfantin.
- PEGI 7 (vert) : des scènes ou des sons qui peuvent effrayer les plus jeunes, ou une violence très légère.
- PEGI 12 (orange) : une violence un peu plus explicite envers des personnages imaginaires, ou une violence non réaliste envers des personnages humains, un langage grossier léger, des allusions.
- PEGI 16 (orange) : une violence ou des situations proches de ce qu’on verrait dans la réalité, un langage plus cru, l’usage de tabac, d’alcool ou de drogues.
- PEGI 18 (rouge) : réservé aux adultes, avec une violence très crue ou d’autres contenus réservés aux adultes.
Les pictogrammes, l’info la plus utile
À côté du chiffre, de petits pictogrammes expliquent pourquoi le jeu a reçu sa classification. On y trouve notamment la violence, le langage grossier, la peur, le sexe, les drogues, la discrimination et les achats intégrés. C’est souvent plus parlant que l’âge lui-même : un jeu classé 12 pour la peur et un jeu classé 12 pour la violence ne conviennent pas forcément au même enfant.
Le pictogramme des achats intégrés mérite une attention particulière. Il signale qu’on peut faire de vrais achats à l’intérieur du jeu, en plus de son prix d’achat. Ce n’est pas un problème en soi, mais c’est une raison de plus de régler le contrôle parental.
Ce que PEGI ne voit pas
La classification porte sur le contenu créé par les développeurs. Elle ne peut pas prévoir ce que d’autres joueurs écriront ou diront dans un jeu en ligne. Un jeu tout à fait adapté peut donc mettre un enfant en contact avec des inconnus via le chat vocal ou écrit. C’est un point à regarder à part.
Le contrôle parental, en pratique
Toutes les consoles actuelles et les principales plateformes PC proposent un contrôle parental. Les menus changent d’un appareil à l’autre, mais on retrouve presque toujours les mêmes leviers :
- Limiter les jeux par classification : l’appareil bloque les jeux au-dessus d’un âge que tu choisis.
- Encadrer les dépenses : bloquer les achats, ou demander une validation à chaque fois.
- Gérer la communication en ligne : désactiver le chat, ou le limiter aux amis approuvés.
- Fixer un temps de jeu : une durée quotidienne, ou des plages horaires.
Souvent, ces réglages se font aussi depuis une application sur ton téléphone, ce qui évite d’aller fouiller dans les menus de la console. Prends le temps de créer un compte enfant séparé : c’est lui qui permet d’appliquer ces règles sans t’embêter toi quand tu joues.
Le bon usage
PEGI est un repère, pas une sentence. Tu connais ton enfant mieux que n’importe quel logo. Le meilleur réflexe reste de jeter un œil à une vidéo du jeu, ou mieux, d’y jouer ensemble la première fois. Un jeu comme Rayman Legends, qui se joue à plusieurs en local, est d’ailleurs parfait pour ça.
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